La «diplomatie des otages»

Les Canadiens Michael Spavor et Michael Kovrig sont détenus depuis 2018 en Chine.
Les Canadiens Michael Spavor et Michael Kovrig sont détenus depuis 2018 en Chine. - Reuters.

Quand on parle de prises d’otages, on pense le plus souvent à des groupes terroristes ou à des organisations criminelles. Et pourtant, un certain nombre d’Etats ont aussi recours à ce que l’on appelle, par euphémisme, la « diplomatie des otages », qui consiste, note le magazine Forbes, « à utiliser le système judiciaire national pour condamner quelqu’un sur des charges fallacieuses et à lier sa libération à la résolution d’un autre contentieux diplomatique ».

La séquestration étatique est vieille comme le monde. « Autrefois, les ambassadeurs étaient considérés, en certains endroits de la planète, comme des otages institutionnels. En cas de mésentente soudaine entre deux princes, certains passaient des séjours plus ou moins longs dans les geôles du pays d’accueil. », rappelle Jean-Paul Pancracio dans L’Observavoire de la diplomatie.

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct