Pologne: «Le véritable enjeu, c’est l’avenir de la démocratie»

Le président sortant Andrzej Duda en campagne, jeudi à Radom
: des doutes subsistent sur la régularité du scrutin de ce dimanche.
Le président sortant Andrzej Duda en campagne, jeudi à Radom : des doutes subsistent sur la régularité du scrutin de ce dimanche. - EPA.

En se résignant, pour cause de pandémie, à reporter en dernière minute l’élection présidentielle initialement prévue le 10 mai, les autorités polonaises ont certes permis de réduire les risques de contamination, de faible participation et de difficultés logistiques, mais elles n’ont pas dissipé tous les doutes affectant la régularité du scrutin dont le premier tour aura lieu ce dimanche 28 juin.

La décision même du report, résultat d’un accord politique entre deux factions de la coalition gouvernementale, est illégale aux yeux de nombreux juristes. Andrzej Zoll, ancien président de la Commission électorale nationale et de la Cour constitutionnelle, rappelle ainsi qu’en vertu de la Constitution polonaise, « le seul moyen légal d’annuler ou de reporter des élections est le déclenchement de l’état de catastrophe naturelle ».

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