Le souci congolais du Palais royal

Le Roi Baudouin à Léopoldville le 30 juin 1960, jour de l’indépendance du Congo.
Le Roi Baudouin à Léopoldville le 30 juin 1960, jour de l’indépendance du Congo. - Belga

La lettre du Roi Philippe au président congolais Félix Tshisekedi, exprimant des « regrets » pour les « actes de cruauté », les « humiliations » et les « souffrances » suscitées par la colonisation belge, a surpris sur le fond. Son oncle et mentor, le Roi Baudouin, a dû se retourner dans sa tombe, lui qui, le jour de l’indépendance du Congo, affirma que pendant 80 ans, la Belgique avait envoyé sur ce sol « les meilleurs de ses fils »…

Sur la forme en revanche, en émettant expressément le souhait de s’exprimer sur le Congo, Philippe n’a fait que perpétuer une vieille tradition royale.

« Dans le mille carré où se décidait à Bruxelles la politique congolaise, l’endroit où ces questions, entre les deux guerres, ont suscité le plus de préoccupations a sans doute été le Palais royal », écrivait ainsi le professeur d’histoire de l’ULB Jean Stengers, dans son ouvrage Congo, mythe et réalités (Racine).

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct