Pro et anti suspendus aux choix des libéraux

Et de trois. Le nouveau report du vote de la loi sur l’extension du droit à l’avortement de 12 à 18 semaines (20 d’aménorrhée) passe mal auprès des organisations militantes. Une « flibusterie » d’autant plus dure à encaisser que les partis à la manœuvre n’ont guère pris la peine de nier qu’il s’agissait d’une procédure dilatoire.

« Le scandale, c’est que les acteurs de terrain savent très bien que les femmes ont besoin de cela », fulmine Karim Majoros, directeur de la Fédération laïque des centres de planning familial. « On parle de personnes souvent précaires qui sont dans une grande détresse, des femmes en échec de contraception, des victimes de violences, des toxicomanes parfois. Des femmes qui ont leurs propres raisons de savoir ce qui est bon pour elles. Il n’est pas anodin qu’un texte construit par des femmes, sur base de santé publique, soit bloqué par des hommes, des présidents de parti en minorité qui savent très bien qu’ils ont perdu. »

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