Les dessous du patrimoine: la Grand-Place, symbole de l’identité bruxelloise

La Grand-Place vue de la flèche en dentelle de l’hôtel de ville, accessible qu’aux seuls photographes.
La Grand-Place vue de la flèche en dentelle de l’hôtel de ville, accessible qu’aux seuls photographes. - Dominique Duchesnes.

Il y a la statue dorée de Charles de Lorraine, pointant un doigt impérieux vers la Chaloupe d’or, d’où émerge un saint Boniface qui ne manque pas de lui répondre. Il y a la rotonde d’un bleu feutré qui surmonte le Roy d’Espagne, autrefois la maison des boulangers. Il y a cet aspect concave de la maison des bateliers, d’où le sommet ressemble, jusque dans les détails, à la poupe d’un navire. Il y a les multiples statues gracieuses qui remplissent les niches de l’Hôtel de Ville. Il y a ce moine, caché sur le pignon de la Maison du Roi donnant sur la rue des Harengs, seule concession des libéraux à l’église au sein d’une place qui ne renferme aucune église, aucune chapelle, aucun signe tangible du pouvoir religieux. La Grand-Place de Bruxelles, c’est cette multitude de détails qui donnent sens aux bâtiments qui la composent, et remplissent les gorges déployées des guides qui ne savent plus si ce qu’ils racontent relève de l’imaginaire ou du sens caché.

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