Coronavirus: c’est paradoxal, mais la crise a profité au sans-abrisme

Un sans-abri dans une chambre d’hôtel à Etterbeek, en avril dernier, au moment du confinement.
Un sans-abri dans une chambre d’hôtel à Etterbeek, en avril dernier, au moment du confinement. - EPA.

Ce fut un des défis immédiats du confinement : que faire des personnes sans-abri ? Avec la crise, devant l’absolue nécessité de mettre à l’abri une population inconfinable, les Régions ont débloqué des budgets extraordinaires : 1 million d’euros en Wallonie, distribués aux gouverneurs de provinces qui ont piloté l’action, et 2,5 millions à Bruxelles. Les centres d’accueil ouverts dans le cadre du plan hiver ont été prolongés, des bâtiments communaux mis à disposition et des hôtels réquisitionnés. C’est que le confinement a aussi grossi le nombre de personnes à la rue : d’un côté les centres d’accueil ont dû considérablement réduire leur capacité pour respecter les mesures de distanciation sociale, de l’autre la quasi mise à l’arrêt de l’économie a fait perdre son dernier filet de sécurité à un public ultra-précarisé se retrouvant sans solution d’hébergement. A Bruxelles, 841 personnes ont été hébergées dans onze hôtels et 1.047 dans des centres d’hébergement d’urgence (préexistants).

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