Les vins belges: à l’ombre d’une ruine ou d’un terril

«
On fait les choses sérieusement sans se prendre au sérieux
», explique Christophe Waterkeyn au milieu des vignes, dans les ruines de l’abbaye de Villers-la-Ville.
« On fait les choses sérieusement sans se prendre au sérieux », explique Christophe Waterkeyn au milieu des vignes, dans les ruines de l’abbaye de Villers-la-Ville. - Pierre-Yves Thienpont.

Une vigne, ça n’a pas besoin de grand-chose pour vivre », explique Christophe Mulatin, vice-président de l’ASBL qui gère le Clos des Zouaves à Thuin. C’est sans doute pour cela que partout en Wallonie ont fleuri des projets de vignoble dans des endroits improbables, insolites ou prestigieux. On en trouve dans des ruines d’abbaye, sur les abords d’un terril ou d’une carrière. Mais aussi sur les remparts d’une ville.

C’est le cas à Thuin où les jardins suspendus, petit coin de paradis donnant sur la vallée de la Biesmelle, accueillent 23 ares de vignes en terrasses, exposées plein sud. « Dans le cadre des fonds Feder, la ville avait décidé de réhabiliter les parcelles et les ruelles de ces jardins et a fait un appel à projet. C’est alors que la distillerie de Biercé a proposé d’y planter de la vigne et d’opter pour un cépage interspécifique, le régent », ajoute Christophe Mulatin.

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