Coronavirus – «La vie devant toi», jour 32: le fantasme

Il y a beaucoup de masques dans «
Eyes wide shut
» de Stanley Kubrick. Mais pas un seul FFP2.
Il y a beaucoup de masques dans « Eyes wide shut » de Stanley Kubrick. Mais pas un seul FFP2. - D.R.

L’autre jour, il s’est passé un truc incroyable.

On s’est rendu compte que le Covid-19, ce sale virus dégueulasse, oppressant et mesquin, s’était insinué partout, mais partout dans notre inconscient, nos fantasmes et nos rêves les plus coquins.

Prenez les plus bateaux, les plus communs, les plus évidents : le fantasme du lieu public, celui de la salle de gym, des transports en commun, du divan du psy ou du bureau de la prof d’allemand, le fantasme du sauna, de la backroom, de l’avion, du parc, de l’ascenseur, du cinéma, les fantasmes où on est plein, le plan à 3, 4, 5, 6, 10 où tout le monde porte un masque mais pas un stupide FFP2, non, un masque comme dans Eyes Wide Shut de Kubrick, avec des inconnu.e.s croisé.e.s dans l’obscurité et quand les lumières se rallument, tout le monde a disparu.

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