Les foires militaria, discret point de rencontre entre vendeurs et acheteurs d’armes à feu

Les foires militaria, discret point de rencontre entre vendeurs et acheteurs d’armes à feu

Parmi la cinquantaine d’armes identifiées dans l’enquête de l’EIC, une seule est susceptible de provenir d’une bourse d’échange de collectionneurs : un revolver Nagant de 1932, fabriqué par l’arsenal d’Etat soviétique, et retrouvé dans la chambre d’Amedy Coulibaly. Une arme de collection malheureusement bien connue en Belgique : « Ce fameux revolver russe Nagant, on en a importé quelque 30.000 pièces en Belgique, quelque chose comme cela, se souvient le commissaire en retraite Pierre-Yves Fiévez. Cela se vendait sur les bourses, il y avait des caisses de septante-cinq pièces par exemple, et c’était vendu – le pire que j’ai vu – à 125 euros l’unité. Quelques centaines seulement ont été immatriculés, alors que l’Italie produisait les cartouches qui permettaient de l’utiliser. Donc, des milliers de revolvers Nagant sont dans la nature. » Mais le Nagant est une exception : les bourses « militaria » organisées presque chaque week-end en Belgique ne sont pas des repères de truands.

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