Nicolas Juncker, sur son expo au Musée de la BD: «Dans l’Allemagne nazie, il y avait pire que le juif: la juive»

Evgeniya et Ingrid, à Berlin, en 1945, dans le gris des ruines, des âmes et des hommes.
Evgeniya et Ingrid, à Berlin, en 1945, dans le gris des ruines, des âmes et des hommes. - Casterman.

Entretien

A la seule force du crayon, du lavis et du fusain, Nicolas Juncker met en scène les authentiques carnets de guerre de l’interprète de guerre russe Elena Sjevskaïa et d’une femme allemande anonyme, dans les ruines de Berlin, entre le 20 avril et le 22 juin 1945. Au crépuscule de la Seconde Guerre mondiale, la ville tente de survivre aux spectres du nazisme et de son Führer, dont les vainqueurs se disputent la dépouille calcinée.

Les dessins exposés au Musée de la BD de Bruxelles ont le trait charbonneux, comme s’ils avaient été récupérés sous les bombes incendiaires de l’Armée rouge. Des visages de femmes violées par la guerre jettent des regards effarés au visiteur, le corps et l’âme épuisés par la barbarie des hommes, quel que soit leur camp.

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