Les dessous du patrimoine: les «archipoètes» de l’Art nouveau bruxellois

Détail de la poignée de porte du 14 rue Emile Bouillot, une œuvre de l’architecte Victor Boelens.
Détail de la poignée de porte du 14 rue Emile Bouillot, une œuvre de l’architecte Victor Boelens. - Mathieu Golinvaux.

En 1893, Paul Hankar et Victor Horta posent les premières pierres de ce que la revue parisienne de L’Art décoratif appellera bientôt le « Style Belge », un langage architectural neuf, libre d’esprit, aux parfums de japonisme, d’orientalisme, de socialisme, de modernisme… Rue Defacqz et rue de Turin (rebaptisée aujourd’hui Paul-Emile Janson), deux jeunes bâtisseurs visionnaires de 34 et de 32 ans, inventent l’Art nouveau. Ils vont entraîner à leur suite une trentaine de confrères, qui feront du Bruxelles 1900, la ville conte de fée de l’Art nouveau.

Le quartier à naître autour de la nouvelle avenue Louise va rapidement bourgeonner de projets à l’écart des modes et des chemins battus. Fini le néco-classicisme Louis XVI : avec Horta et Hankar, place au fer et au verre, les matériaux industriels dont la Belgique est, à l’époque, un leader dans la production mondiale.

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