Gisèle Halimi, l’avocate féministe qui ne s’est jamais résignée

Gisèle Halimi au Salon du livre de Paris en 2009. © Photo News.
Gisèle Halimi au Salon du livre de Paris en 2009. © Photo News. - Photo News.

C’est le temps des malentendus », prévenait Gisèle Halimi en 1993, dans la préface d’une nouvelle édition d’un de ses textes majeurs La cause des femmes. À ceux (et celles) qui estimaient que les femmes avaient tout obtenu, et que le féminisme se cantonnait donc à une « fonction de vigilance » pour défendre des acquis sans cesse menacés, la célèbre avocate rétorquait qu’au contraire, « les femmes ont la responsabilité d’impulser une nouvelle dynamique de changement » en revenant à leurs « racines » qui « bousculent celles du vieux monde ». « Le féminisme permet une conquête des femmes sur elles-mêmes, sur l’incertitude initiale de leur propre identité », écrivait-elle. « Enfermée dans son rôle féminin, la femme ne mesure pas à quel point son oppresseur est lui-même prisonnier de son rôle viril. En se libérant, elle aide à la libération de l’homme. En participant à égalité à l’Histoire, elle la fait autre. […] Pourquoi le féminisme aujourd’hui ?

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct