Trafics d’armes : la Belgique, l’un des ventres mous d’Europe de l’Ouest

La foire de Wavre est l’un des nombreux marchés «
militaria
» de Belgique où se vendent des armes démilitarisées.
La foire de Wavre est l’un des nombreux marchés « militaria » de Belgique où se vendent des armes démilitarisées. - Louis Colart.

Si des terroristes ont pu réaliser leurs attentats grâce à des armes héritées des guerres des Balkans (Le Soir de samedi), la responsabilité n’en incombe pas aux seuls pays de l’Est – pays d’origine de l’écrasante majorité des armes – mais aussi aux pays d’Europe de l’Ouest, incapables de se mobiliser à l’échelle nationale et européenne pour pister et éradiquer des armes de guerre circulant depuis un quart, voire un demi-siècle. La Belgique n’échappe pas aux critiques, d’autant moins que une partie de l’arsenal utilisé pour les attentats français sont passées sur son territoire. « En matière d’armes, ce qu’on trouve en Belgique et en France est un même matériel, constate l’ancien patron de la section armes de la police fédérale, le commissaire en retraite Pierre-Yves Fiévez, auteur de livres de référence sur les armes courtes et longues : c’est un réservoir belgo-français. Et les Allemands sont confrontés – tout autant que nous – au matériel qui vient de l’ex-Yougoslavie.

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