Chercher une cache quelque part près du Maca. Pas évident quand c’est la première fois qu’on se lance dans le géocaching et qu’on ne sait pas ce qu’il faut trouver...
Chercher une cache quelque part près du Maca. Pas évident quand c’est la première fois qu’on se lance dans le géocaching et qu’on ne sait pas ce qu’il faut trouver... - Dominique Duchesnes.

Les balades d’été du «Soir»: découvrir Wavre par une chasse au trésor

Une petite caresse aux fesses du Maca pour s’accorder de la chance et du bonheur pendant une année, voilà qui ne fait jamais de tort. D’autant plus pour un novice du géocaching qui découvre, téléphone portable en main, qu’il faut trouver une cache quelque part aux alentours de la statue fétiche des habitants de Wavre, qui représente un adolescent au caractère espiègle en train d’escalader la balustrade du perron de l’hôtel de ville. C’est que lorsqu’on n’est pas habitué à cette forme de tourisme par le jeu, on ne sait pas du tout ce qu’il faut chercher. En toute discrétion en plus, c’est la consigne, pour ne pas donner des idées à d’autres personnes qui pourraient vous regarder de loin et tenter ainsi de tricher.

Le principe, c’est de chercher en discrétion. Pour ne pas révéler la cache à ceux qui regarderaient...

Le géocaching, pour ceux et celles qui ne connaîtraient pas, c’est un loisir qui utilise la technique du géopositionnement par satellite (GPS, c’est plus compréhensible), pour rechercher des géocaches dissimulées par toute personne souhaitant faire passer un bon moment à d’autres, bien loin des Moldus (comme dans Harry Potter) qui ne savent même pas ce qui se trame sous leurs yeux. Et le géocacheur, c’est dans ce cas précis, la Ville de Wavre elle-même.

Signer son passage

« C’est la plus grande chasse au trésor qui existe dans le monde ! », s’enthousiasme Gilles Agosti (LB, MR), l’échevin du Tourisme. « C’est familial, entièrement gratuit. On compte des millions de caches dans le monde et il y en a même dans la Station spatiale internationale ! Mon épouse et moi, nous en sommes fans depuis le premier jour de découverte. On est bien loin de Pokémon Go car il faut y mettre du sien pour trouver les petits contenants étanches et résistants – le plus étrange que j’ai trouvé fut une coquille d’escargot – comprenant un registre des visites. Car, en plus de signaler sur l’application qu’on a trouvé la cache, on peut signer son passage dans le registre. »

Suite à une étude de 2018 sur les moyens de développer le tourisme local en Brabant wallon, l’intéressé a décidé de créer huit caches afin de permettre au public de découvrir Wavre sans même s’en rendre compte. Comme le 13 juillet, l’équipe Airf (pseudo) partie en balade du dimanche pour 8 km et qui en a profité pour « découvrir quelques petits endroits sympathiques, ainsi que votre cache, sur le chemin ». Le 5 juillet, Marie et Freddy auront eu moins de chance : « Impossible à trouver. Dommage, elle avait l’air top. Mais trop de monde au café d’en face pour chercher à l’aise. On reviendra. »

La fresque de Yoko Tsuno est le lieu d’une autre cachette. Lire les commentaires des géotrouveurs permet de déceler des indices.

Car c’est un peu cela, le principe du jeu. On a cinq ou dix minutes devant soi, par exemple en attendant un client ou lorsqu’on a du temps à tuer lorsqu’on fait le taxi familial, et on se lance. Sur les huit caches de la Ville de Wavre, première ville du Brabant wallon à s’être lancée, il n’y en a malheureusement plus qu’une d’activée. Les autres ont été victimes de vandales. L’échevin étudie la manière de les sécuriser avant de les relancer.

Le commerce, priorité depuis 1222

MPLC ! Ou Merci pour la cache ! C’est ce que l’on indique quand on finit par trouver l’objet tant recherché, à vrai dire en lisant les commentaires de certains géotrouveurs qui laissent des indices plus ou moins précis sur les lieux. Il faut, en effet, être marteau pour trouver cette astuce-là. Marteau, c’est d’ailleurs selon la présentation de la cache faite par la Ville de Wavre – mais toutes les caches n’offrent pas des explications aussi précises comme on le découvrira devant l’église, la fresque de Yoko Tsuno ou la Dyle – l’origine étymologique du terme wallon de Maca, « tel l’outil qui cogne sur le clou pour l’enfoncer ». Une manière de symboliser « l’entêtement des Wavriens » à obtenir, en 1222, du Duc de Brabant la fameuse Charte des Libertés et Franchises communales, notamment « celles liées au développement du commerce local ».

Le long de la Dyle en plein chantier. Heureusement qu’on vient de tailler la haie...

Ce que la chasse au trésor ne vous dit pas, c’est que cet entêtement perdure avec le projet de Wavre 2030 définissant les grandes orientations urbanistiques et socio-économiques du centre urbain. Le travail a débuté avec la Sucrerie, le superbe hall polyvalent dont les activités sont à l’arrêt depuis le coronavirus. Il doit se poursuivre avec un projet renouvelé de passerelle au-dessus des voies de chemin de fer. Une demande de permis a également été introduite par Matexi pour la construction de commerces et logements, et parkings en sous-sol, sur l’emplacement actuel du parking des Carabiniers. A la rentrée aura lieu la présentation du projet d’embellissement du centre ancien. Après les phases d’étude, la cité du Maca entrera donc en 2021 dans la concrétisation administrative de ses projets. Sans oublier le nouveau parking des Mésanges, le nouveau pôle communal des Travaux et la piscine.

Le parcours

J.-P. D.V.

1

Visites virtuelles

En ces temps de coronavirus, certains auront peut-être l’envie de découvrir Wavre en toute sécurité. En tapant « visite virtuelle » dans le moteur de recherche de www.wavre.be, vous accédez à une magnifique vue aérienne de la cité du Maca. Il suffit de cliquer alors sur les endroits souhaités et vous entrez par exemple dans le carillon de l’église Saint-Jean-Baptiste, avec musique à la clé. Ou dans l’église même, vous visualisez l’endroit d’un boulet de canon qui rappelle les combats de 1815. Magique.

2

Ligne KW

K pour Koningshooikt et W pour Wavre. Entre ces deux cités, l’état-major belge eut en 1927 l’idée de dresser cette ligne défensive. On compte ainsi huit bunkers dans le bois de Beumont, dix dans le bois de Merode, deux au golf de la Bawette et un au croisement de la chaussée d’Ottembourg et de la chaussée du Tilleul. Ils n’ont jamais servi.

3

La Crapaute

A l’arrière du bâtiment du CPAS, rue de Bruxelles, le Maca dispose de son âme sœur, avec la Crapaute. Il s’agit là d’une déformation du wallon Crapode qui signifie promise. La demoiselle est accroupie au bord d’un bassin en forme de nénuphar, symbole de Wavre, et tend la main vers un crapaud de la bouche duquel jaillit un jet d’eau. Paisible.

En pratique

J.-P. D.V.

Vous pouvez fort bien commencer la chasse devant l’hôtel de ville. Avec désormais le masque dans le centre-ville. Le géocaching se pratique quand on le souhaite et où on le souhaite. Il suffit de télécharger l’application sur son portable. Une demi-heure devant soi ? Ou un après-midi ? Il suffit d’avoir des jambes et d’aimer regarder là où l’on ne regarde pas d’ordinaire. Rien que dans le centre de Wavre, il y a huit caches répertoriées, dont deux accessibles seulement en s’abonnant. Mais en zoomant sur la carte, on se rend compte la multitude d’endroits à découvrir aussi sur Bierges et Limal. De l’un à l’autre, l’application vous conduit aisément, en indiquant le nombre de mètres vous séparant de la cache la plus proche.

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