Une cérémonie sous double tension: sanitaire et politique

En 2016 déjà, lors de la venue de Barack Obama à Hiroshima, les Japonais exprimaient leur opposition à la politique nucléaire de Shinzo Abe.
En 2016 déjà, lors de la venue de Barack Obama à Hiroshima, les Japonais exprimaient leur opposition à la politique nucléaire de Shinzo Abe. - REUTERS.

Seuls 880 survivants de la bombe atomique d’Hiroshima sont autorisés à participer à la cérémonie de commémoration qui a lieu dans cette ville ce jeudi. C’est dix fois moins que les années précédentes. Avant l’apparition du coronavirus, les autorités locales avaient prévu d’inviter 11.500 personnes à ce moment de recueillement organisé 75 ans jour pour jour après la tragédie. Mais la pandémie en a décidé autrement. L’âge moyen de ces rescapés étant de 83 ans, ils sont très vulnérables au virus. Dès lors, des règles de distanciation sociale extrêmement strictes marqueront cette cérémonie tenue en petit comité. De même, quelques dizaines de pays étrangers seulement y seront représentées, le plus souvent par leur ambassadeur à Tokyo. Le Japon interdisant toujours l’entrée sur son territoire des ressortissants d’une bonne centaine de pays jugés à risque sur le plan sanitaire, aucun chef d’Etat et de gouvernement ne devrait être présent à Hiroshima aujourd’hui.

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