75 ans de la bombe atomique: «Je ne suis pas morte à Hiroshima. Pourquoi?»

Keiko Ogura dit avoir très longtemps ressenti « un immense sentiment de culpabilité d’avoir survécu à la bombe atomique ».
Keiko Ogura dit avoir très longtemps ressenti « un immense sentiment de culpabilité d’avoir survécu à la bombe atomique ». - D.R.

Le matin du 6 août 1945, Keiko Ogura, huit ans, était en train de rentrer chez elle, fatiguée. Avec ses frères et ses parents, elle venait de passer la nuit dans un abri anti-aérien, les raids de l’aviation américaine n’ayant pas cessé depuis la veille au soir. A l’aube, son père l’avait réveillée en lui disant : « Keiko, je préfère que tu n’ailles pas à l’école aujourd’hui. Ce n’est pas prudent. J’ai un mauvais pressentiment. »

Keiko Ogura, qui a 83 ans aujourd’hui, se souvient parfaitement de ce qu’il s’est passé à 8 h 15 précises ce matin-là. « Un éclair immense et blanchâtre – métallique – a traversé le ciel. Il y a eu une explosion gigantesque, si forte que la terre s’est mise à trembler. Puis, un souffle terrible m’a projetée à terre. Ma tête a heurté un rocher. Je me suis évanouie. »

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