Face à la chaleur et à la sécheresse, l’agriculture doit ruser

«
Il faut une quantité minimale d’oxygène dans l’eau, sinon les branchies des poissons ne fonctionnent pas. Or, lorsqu’il fait chaud, on a moins d’eau et elle est plus chaude
», explique Alain Schonbrodt, pisciculteur et vétérinaire.
« Il faut une quantité minimale d’oxygène dans l’eau, sinon les branchies des poissons ne fonctionnent pas. Or, lorsqu’il fait chaud, on a moins d’eau et elle est plus chaude », explique Alain Schonbrodt, pisciculteur et vétérinaire. - Roger Milutin.

Dix jours durant, tous les secteurs de l’agriculture vont à nouveau être confrontés à de très fortes chaleurs. Elles viennent s’ajouter à une sécheresse qui, à quelques exceptions près, dure depuis le début du printemps. « Ça fait quatre ans que cette sécheresse dure », commente Marianne Streel, présidente de la FWA, la Fédération wallonne de l’agriculture. « Pour les céréales dont les récoltes se terminent, on constate une baisse moyenne de 20 % pour l’escourgeon, essentiellement utilisé pour l’alimentation animale. Pour le froment, la baisse est de 15 %. Ça va donc donner moins de foin pour nourrir le bétail. Or, les fortes chaleurs assèchent les prairies et des éleveurs sont déjà obligés de nourrir leur bétail avec du fourrage depuis quelques semaines. » Pour préserver au maximum le bétail, les agriculteurs vont veiller à le garder à l’ombre pendant quelques jours.

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