Akihiro Takahashi et Paul Tibbets, deux destins liés par le bombardement d’Hiroshima

A l’endroit de l’impact, la température a grimpé à 60 millions de degrés Celsius, ce qui est dix fois plus élevé que la température du soleil. Tout a été pulvérisé.
A l’endroit de l’impact, la température a grimpé à 60 millions de degrés Celsius, ce qui est dix fois plus élevé que la température du soleil. Tout a été pulvérisé. - Reuters.

Au moment de l’explosion, il portait encore son chapeau blanc, un couvre-chef qu’il attendait de pouvoir suspendre au portemanteau situé dans le couloir, avec son manteau blanc à sept boutons, avant de rentrer en classe. Comme à son habitude, Akihiro Takahashi est arrivé un peu en avance à l’école et a rejoint ses camarades de deuxième année de lycée sur le terrain de jeu situé juste à côté de l’entrée de l’établissement.

Bientôt, ils devront gagner leur classe pour suivre le cours d’histoire du lundi matin et se livrer à l’habituel exercice d’invocation patriotique des troupes japonaises, en guerre depuis treize ans : « Allez, ô soldats, allez… » Il y a tout juste une heure, une alerte aérienne a été déclenchée, mais elle a rapidement été levée. Dans ces cas-là, le premier réflexe consiste à scruter le ciel. Les nuages des jours précédents ont laissé place à un superbe ciel bleu.

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