Turquie: 100 ans après, Recep Tayyip Erdogan exploite toujours le «syndrome de Sèvres»

Pour Recep Tayyip Erdogan - ici, le 7 août devant la mosquée Sainte-Sophie -, le traité de Sèvres est un épouvantail régulièrement agité pour justifier les coups d’éclat de sa politique étrangère.
Pour Recep Tayyip Erdogan - ici, le 7 août devant la mosquée Sainte-Sophie -, le traité de Sèvres est un épouvantail régulièrement agité pour justifier les coups d’éclat de sa politique étrangère. - Reuters

L’Empire ottoman, entré en guerre à reculons aux côtés de l’Allemagne, est l’un des grands perdants de la Première Guerre mondiale. Obligé de se soumettre à l’occupation alliée, il a en fait cessé d’exister comme Etat indépendant. « Les territoires ottomans étaient l’un des principaux enjeux de la guerre », rappelle Mehmet Alkan, président de la Fondation d’histoire à Istanbul. « A la fin du conflit, les Etats vainqueurs se sont logiquement empressés de se partager ces territoires. »

L’armistice signé le 30 octobre 1918 en rade de Moudros, en Grèce, puis, surtout, le traité de Sèvres, du 10 août 1920, consacrent le démantèlement de l’empire. « Imaginez un tout petit pays centré sur l’actuelle capitale, Ankara, sans aucun accès à la mer, dont 99 % du territoire ne serait constitué que de terres agricoles, sans espoir d’industrialisation », décrit l’historien. « C’était ça, la Turquie de Sèvres. »

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