Liban: malgré la démission du gouvernement, la colère ne retombe pas à Beyrouth

Des heurts violents ont encore opposé manifestants et forces de l’ordre, lundi, au centre de Beyrouth.
Des heurts violents ont encore opposé manifestants et forces de l’ordre, lundi, au centre de Beyrouth. - AFP

La colère ne retombe pas à Beyrouth. Quelques minutes après l’annonce de la démission du Premier ministre Hassan Diab, des milliers de Libanais rassemblés au centre-ville de Beyrouth ont repris les manifestations.

« Le gouvernement, c’est un début, mais on veut beaucoup plus que ça. Les politiciens sont tous corrompus, c’est eux qui nous ont menés à ce drame. Ils doivent prendre leurs responsabilités et partir, partir ! Ils sont en train de nous tuer ! », dit Rola, une étudiante de 21 ans venue avec un drapeau libanais et un casque de vélo pour se protéger des jets de pierre.

Si le départ du Premier ministre ne calme pas la rue, c’est que cela arrive souvent au Liban. La chute du gouvernement fait entrer le pays dans une nouvelle phase de paralysie politique où les ministres sortants se contentent d’expédier les affaires courantes mais la classe politique reste en place.

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