Les histoires d’assises: la fille du général, redoutable empoisonneuse

Le procès d’Anvers a été l’un des plus retentissants de l’époque.
Le procès d’Anvers a été l’un des plus retentissants de l’époque. - D.R.

La femme de 49 ans qui est introduite dans le box des accusés de la cour d’assises d’Anvers en janvier 1895 est regardée avec effroi par le public et avec intérêt par la presse nationale et européenne qui s’apprêtent à vivre un procès hors normes.

L’accusée, les traits immobiles, comparaît le visage caché par une mantille noire. Ses vêtements aussi sont noirs. L’effroi, pour le public, vient des accusations portées contre elle. Des six empoisonnements d’abord retenus contre elle, il n’en reste que trois à traduire. Elle s’érige ainsi aux côtés des grandes empoisonneuses du siècle, faisant suite à la Brinvilliers ou Mary-Ann Cotton. La presse, elle, s’intéresse aussi à la filiation de l’accusée. Maria Teresa n’est autre que la fille du lieutenant-général Ablay qui fut aide de camp du Roi. Ses oncles Omer et Narcisse furent également élevés au rang de généraux.

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