Le coronavirus a-t-il infecté la démocratie?

Parallèlement à la volonté continue des États de quadriller le plus efficacement et le plus rationnellement possible une population sur son territoire, se sont développés des ressorts de critique, de contestation, voire d’insurrection par rapport à cette tendance.
Parallèlement à la volonté continue des États de quadriller le plus efficacement et le plus rationnellement possible une population sur son territoire, se sont développés des ressorts de critique, de contestation, voire d’insurrection par rapport à cette tendance. - REUTERS

Les mesures sans précédent de restriction des libertés individuelles prises pour lutter contre la propagation du coronavirus sont de plus en plus ouvertement mises en débat, voire contestées. Par un aréopage hétéroclite de libertariens, de tenants du « grand complot » ou de simples citoyens n’en pouvant plus du confinement. Par des académiques aussi, comme l’anthropologue Olivier Servais et le chercheur en sciences politiques François Gemenne, qui, sous la bannière du groupe de réflexion « Carta Academica », dénonçaient ce week-end, dans Le Soir, «la tyrannie du risque zéro».

Mais à y regarder de plus près, dès la promulgation de ces contraintes par les autorités, en mars dernier, des voix se sont élevées pour nous mettre en garde contre leurs possibles effets délétères, singulièrement si elles devaient se prolonger dans le temps.

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