Allemagne: Continental, l’épine dorsale du régime nazi

Le siège de Continental à Hanovre
: il a été l’un des derniers grands groupes allemands à faire la lumière sur la période nazie.
Le siège de Continental à Hanovre : il a été l’un des derniers grands groupes allemands à faire la lumière sur la période nazie. - EPA

Ils n’étaient pas des nazis fanatiques, encore moins des résistants mais de vrais opportunistes ! Voilà le tableau dressé par le rapport historique présenté ce jeudi par le deuxième équipementier mondial, Continental (44 milliards d’euros de chiffre d’affaires), sur le rôle de ses dirigeants sous le Troisième Reich.

Selon les conclusions de l’historien Paul Erker, chargé par Continental de mener cette enquête historique, le groupe de Hanovre n’était pas la pire des entreprises sous le nazisme mais elle était bien un « modèle ». Après la prise de pouvoir d’Hitler, en 1933, les dirigeants de « Conti » s’étaient bien arrangés avec le régime. Le rapport de plus de 800 pages, intitulé « Fournisseur de la guerre hitlérienne », permet de bien comprendre comment cette entreprise internationale « normale » dans les années 20 s’est adaptée lentement à l’idéologie nazie pour finalement collaborer activement au régime.

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