Festival des Inattendues: nous avons perdu le goût du vrai

Festival des Inattendues: nous avons perdu le goût du vrai
D.R.

Où allons-nous ? Pendant le confinement, l’humanité a souffert de l’absence de face-à-face, de corps à corps. Samedi, un public « anoraké » et contingenté à 200 personnes en raison des mesures sanitaires, a bravé la froidure de la lune gibbeuse pour entendre la parole des philosophes invités des Inattendues de Tournai.

En héritière lointaine d’Aristote, Emmanuelle Danblon est venue dire combien le virus a révélé une crise grave de la pensée, de notre rapport à la rationalité, à la vérité. Friedrich Nietzsche l’avait prophétisé : « Nous avons perdu le goût du vrai » et il faudra de l’imagination, de la fiction, de la poésie pour réenchanter le monde. L’auteur prussien du Gai Savoir ajoutait que « Nous avons l’art pour ne pas mourir de la vérité ». Aux yeux d’Emmanuelle Danblon, nous avons plus que jamais besoin de merveilleux pour récupérer des émotions positives porteuses d’espoir.

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