«Les femmes ont beaucoup changé, les hommes pas ou très peu»

«Les femmes ont beaucoup changé, les hommes pas ou très peu»
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Je suis entrée dans l’engagement féministe en mai 1970 », se souvient Cathy Bernheim. « A la Faculté de Vincennes, un débat mené par des femmes sur la sexualité avait été interrompu par des étudiants avec le slogan ‘Le pouvoir est au bout du phallus’. Elles ont trouvé ça peu intéressant et ont exigé que les réunions suivantes soient non mixtes. C’est là que j’en ai entendu parler par une amie qui m’a dit : il y a des choses formidables qui se passent à Vincennes. Pour moi, ça a commencé là, dans ces réunions de femmes qui se retrouvaient entre elles et refusaient que des hommes viennent donner leur point de vue sur leur libération. Ce n’était pas encore le MLF. On était tout au plus une centaine à Paris à ce moment-là. Mon amie faisait partie d’un groupe d’artistes et d’écrivaines qui s’appelait Les Petites Marguerites, je m’y suis intégrée. La spécificité était qu’on s’amusait beaucoup, on avait l’impression que pour toucher les gens, il fallait montrer que ça n’était pas triste. »

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