Les artistes, quelques pharaons et beaucoup de sangsues?

Les artistes, quelques pharaons et beaucoup de sangsues?
Olivier Donnet.

Sur les hauteurs de la capitale wallonne, les marcheurs passent devant la caserne militaire de Malonne. Un bâtiment qui inspire les premières pensées, amusées, de la journée : « L’armée, c’est une réserve ! Si l’on donnait le même budget à la culture qu’à l’armée afin de créer une réserve culturelle ? » Si l’humeur est à la rigolade, la question de la rémunération des artistes, elle, est plus sérieuse.

Cela aura été dit et redit pendant Le Grand Tour, la culture est un bien commun de première nécessité. Selon cette définition, rien ne devrait l’obliger à se plier au jeu de la rentabilité absolue. Dès lors, comment rémunérer honnêtement les artistes ? Et puis, qui sont les artistes ? Un lieu commun veut que le génie artistique suffise pour que l’artiste puisse s’assurer d’une bonne santé économique apportée par la notoriété. C’est faux. Être artiste, c’est un métier. Un métier difficile parce qu’englouti par les processus administratifs, rémunéré au chômage, incompris.

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