Carte blanche: «L’acharnement judiciaire contre Assange continue»

Julian Assange à l’époque de son arrestation, en avril 2019, à Londres. © Reuters.
Julian Assange à l’époque de son arrestation, en avril 2019, à Londres. © Reuters.

Depuis avril 2019, Julian Assange est derrière les barreaux à la prison anglaise de Belmarsch, à l’Est de Londres. Cette image d’un homme émacié, cheveux hirsutes, extirpé de force de l’ambassade d’Equateur par la police anglaise où il avait passé six années, restera dans les annales de l’histoire.

D’abord placé à l’isolement, sans qu’aucune décision ne le justifie, Julian Assange est toujours en détention et va donc entamer lundi 7 septembre sa troisième salve d’auditions, après celles de février et de juin. Ces trois prochaines semaines seront cruciales pour le fondateur de Wikileaks, membre de l’affilié australien de la FIJ, la MEAA, et détenteur de la Carte de presse internationale de la FIJ.

Assange, qui risque 175 ans de prison en cas d’extradition aux Etats-Unis, est accusé par les Américains d’avoir encouragé en 2010 la lanceuse d’alerte Chelsea Manning à s’introduire dans le système informatique du gouvernement afin de lui fournir des informations contenant des preuves évidentes de crimes de guerre. La vidéo Collateral murders (ICI) faisait partie de ces documents transmis par Chelsea Manning. Pendant de longues minutes, via une caméra embarquée sur un hélicoptère Apache américain en Irak, on assiste en direct à une bavure de l’armée US. Au moins 18 personnes sont tuées, dont deux journalistes de l’agence Reuters, ce 12 juillet 2007 à Bagdad.

Même si Assange a pu rencontrer ses proches fin août, notamment ses enfants, son état de santé est toujours très inquiétant et aucune mesure n’est prise pour qu’il s’améliore. La situation est également critique sur le plan judiciaire car les tribunaux britanniques vont devoir statuer sur l’extradition de Julien Assange vers les Etats-Unis, ouvrant la porte à une peine de prison à perpétuité au fondateur de Wikileaks. La FIJ poursuit ses actions avec les associations de défense de la liberté d’expression et rappelle aux membres du Conseil de l’Europe et à la communauté internationale que le Royaume-Uni détient éhontément un homme qui a rendu public des informations d’intérêt général.

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