Dans les têtes, les stigmates d’un voyage inachevé

Nuhar veut se rendre à Londres, qu’elle tente d’atteindre quotidiennement, accompagnée de son compagnon, Muhamad. Ils ont conscience qu’être à deux est une chance, et gardent le moral.
Nuhar veut se rendre à Londres, qu’elle tente d’atteindre quotidiennement, accompagnée de son compagnon, Muhamad. Ils ont conscience qu’être à deux est une chance, et gardent le moral. - D.R.

Dans les bureaux bruxellois de Médecins sans frontières (MSF), Adam* affiche un regard vide, triste. La consultation vient de débuter. « Les journées, ça va. Mais les nuits sont difficiles parce que je fais des cauchemars. Ça me réveille et ça me fatigue. » Des cauchemars nourris par sa situation d’errance et les traumatismes de son passé. Cela affecte sa santé mentale et physique. Adam suit un traitement médical. « Il est complètement déboussolé », reconnaît Géraldine, la psychologue. Selon la catégorisation établie par le service psychologique de MSF, il souffre de « symptômes non spécifiques », comme la majorité des patients (25 %). Ils sont 22 % à présenter des troubles dépressifs, qui s’illustrent par des pleurs incontrôlés et fréquents, des vagues à l’âme, des mélancolies du pays ou encore, pour les cas les plus extrêmes, des tendances suicidaires.

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