En Malaisie, des ouvriers exploités pour fabriquer les gants utilisés dans nos hôpitaux

Top Glove produit à lui seul 25
% des gants jetables consommés sur le plan mondial. Reuters
Top Glove produit à lui seul 25 % des gants jetables consommés sur le plan mondial. Reuters

Enquête

Lorsque les recruteurs sont arrivés dans le village de Daarul*, dans un coin reculé du Népal, à la recherche de jeunes hommes prêts à s’expatrier en Malaisie, le paysan de 32 ans n’a pas hésité une seconde. « On m’a dit que je travaillerais dans un supermarché et que je toucherais un bon salaire », se remémore-t-il. Il leur verse 120.000 roupies népalaises (843 euros) pour couvrir ses frais de recrutement.

Mais une fois arrivé à Kuala Lumpur, il découvre une autre réalité. « J’ai appris que je travaillerais dans une usine de gants en latex, relate-t-il. La paye était moins bonne que promise et les conditions de travail plus dures. »

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