La plupart des Biélorusses ne pensent pas aux conséquences de la révolution

La plupart des Biélorusses ne pensent pas aux conséquences de la révolution
Reuters

S’il fallait décrire Minsk en une image, la plus révélatrice serait celle du bâtiment qui fait l’angle de l’avenue Pobediteley et qui abrite le KFC. L’entrée du royaume des poulets frits est surmontée d’un bas-relief massif représentant des ouvriers soviétiques, brandissant comme il se doit le marteau et la faucille. Quelques jours avant les élections, tandis que je me promenais avec des collègues journalistes, j’ai entendu l’un d’eux lancer : « Cette ville est si propre, agréable, bien entretenue, pourquoi se révoltent-ils ? Moi, j’aimerais vivre ici ! » J’ai vu certains journalistes hausser les sourcils, d’autres attraper nerveusement une cigarette.

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