La nomophobie, une forme d’addiction au smartphone qui reste méconnue

Jean-François Guillaume, professeur à l’ULiège
: «
La double facette du smartphone
: d’un côté, il permet de rester proche de personnes distantes et, d’un autre côté, il nous éloigne parfois de ceux qui nous sont proches
».
Jean-François Guillaume, professeur à l’ULiège : « La double facette du smartphone : d’un côté, il permet de rester proche de personnes distantes et, d’un autre côté, il nous éloigne parfois de ceux qui nous sont proches ».

Si vous avez déjà ressenti un petit pincement au cœur au moment de sortir de chez soi avec douze pourcents de batterie restants, c’est que vous souffrez sans doute de nomophobie, pour « no mobile phone phobia ». Derrière ce néologisme se cache la peur d’être éloigné de son téléphone.

Tout le monde ou presque connaît un nomophobe. Cette peur reste pourtant peu étudiée scientifiquement. « Si on la compare avec d’autres phobies ou même certaines formes d’addiction, la nomophobie fait l’objet de peu de littérature scientifique, constate Michel Hansenne, professeur à la faculté de psychologie de l’ULiège. La nomophobie n’est d’ailleurs pas reconnue comme un trouble, à l’instar de l’addiction au jeu. Pour beaucoup, le fait d’être coupé de son téléphone peut pourtant être ressenti comme une souffrance, ou, à tout le moins une gêne. En Chine, il existe des cliniques censées désintoxiquer les accros à leur téléphone ».

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