Taxer les géants numériques américains? L’UE ménage toujours Washington et Paris s’énerve

Coup de coude entre Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission et le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz.
Coup de coude entre Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission et le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz. - Reuters.

Les ministres européens des Finances, depuis Berlin, sont restés imperméables à l’empressement de la France face à la taxation du numérique, de peur de froisser Washington.

Les États-Unis se sont engagés sur ces discussions pour adapter la fiscalité aux nouveaux business models des géants du Net, mais ses demandes mettraient de facto hors-jeu la solution internationale, puisqu’il demande que les entreprises, sur dérogation, puissent s’exempter volontairement du futur impôt.

Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, était donc sorti durement la veille en estimant qu’il fallait encore laisser trois mois aux Américains pour changer leur fusil d’épaule, ou reprendre des discussions purement européennes sur la taxation du numérique, alors que les autres États veulent attendre de voir qui sortira des urnes et si l’administration Trump ne vit pas ses dernières semaines.

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