Bolsonaro en «père des pauvres»: mue passagère ou réelle transformation?

Bolsonaro dans la petite ville de São Raimundo Nonato le 30 juillet dernier.
Bolsonaro dans la petite ville de São Raimundo Nonato le 30 juillet dernier. - Reuters

Une éternité. Pendant 71 jours, le président brésilien Jair Bolsonaro n’a ni insulté ses contradicteurs, ni attaqué les députés et les juges, ni menacé les institutions démocratiques. Il a porté un masque contre le Covid-19. Il a fait profil bas sur l’Amazonie. Aurait-il enfin enfilé le costume présidentiel qui lui fait tant défaut depuis son accession au pouvoir en janvier 2019 ?

Certains veulent y croire, et il a déjà gagné le surnom de « Bolsonaro paix et amour », une référence à l’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva qui, en 2002, avait abandonné son discours radical pour être élu. Comme l’icône de la gauche, Jair Bolsonaro a fait un virage à 180 degrés. Il a repris à son adversaire honni le rôle de « père des pauvres ». Une posture payante, sa popularité n’ayant jamais été aussi haute en dix-huit mois. Reste à savoir si cette modération si inhabituelle de sa part peut durer…

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