«Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait»: full sentimental avec Emmanuel Mouret

Emmanuel Mouret, orfèvre dans l’art de déconstruire et synthétiser l’art d’aimer, filme à merveille l’échange d’idées abstraites, de sentiments, de ressentiments.
Emmanuel Mouret, orfèvre dans l’art de déconstruire et synthétiser l’art d’aimer, filme à merveille l’échange d’idées abstraites, de sentiments, de ressentiments. - D.R.

On peut décliner l’identité d’Emmanuel Mouret de façon informative en disant : Marseillais de naissance. Cinquante ans depuis le 30 juin. Dix longs-métrages au compteur. A fréquenté le lycée Thiers comme Marcel Pagnol et Albert Cohen. Est diplômé de la Fémis, section « réalisation ». On peut le situer en référence, en évoquant Woody Allen et Éric Rohmer. Et dire qu’il aime la parole qui donne le rythme et le silence qui crée l’événement en revisitant à l’infini la carte du Tendre. L’art d’aimer est son aire de jeu, d’inspiration, d’évasion, de rêverie pour y filmer des hommes et des femmes saisis par la valse des sentiments amoureux. Nourri autant de Montaigne que de Sacha Guitry, de Jacques Tati comme de Buster Keaton, ce gentleman cinéphile emprunte à Marivaux l’art de disserter sans fin avec élégance sur notre inconstance à travers le cours sinueux de nos émois. L’amour, vaste sujet donc, que Mouret déconstruit puis synthétise joyeusement avec malice et de manière brillante.

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