La commission décolonisation risque de jouer les prolongations

Pour Wouter De Vriendt, le président de la commission, l’intervention de la diaspora pourrait être l’apport le plus original par rapport au travail de mémoire.
Pour Wouter De Vriendt, le président de la commission, l’intervention de la diaspora pourrait être l’apport le plus original par rapport au travail de mémoire.

Soixante ans après la fin officielle de la colonisation, le malaise demeurait latent au sein de la société belge. Malaise des jeunes générations qui s’interrogeaient sur le passé colonial de leur pays et s’étonnaient d’en savoir si peu. Malaise parmi les Afro-descendants, victimes de discriminations (en matière d’emploi, de logement…) et attribuant ces vicissitudes au passé colonial de la Belgique. Soudain, en juin dernier, l’émotion déferla et dans la foulée de la vague de protestations déclenchée dans le monde par la mort de George Floyd, cet Américain noir tué par la police, la première des manifestations « au temps du Covid » rassembla plus de 15.000 personnes au pied du palais de Justice de Bruxelles. Les exigences du mouvement « Black Lives Matter », l’urgence de dénoncer les injustices fondées sur la couleur pesaient soudain plus que les impératifs de prudence…

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