Pour les militants hongkongais défaits par Pékin, il ne reste plus que l’exil

Norris Lo, qui travaillait dans la pub, a passé un diplôme de pâtissière en prévision de son départ pour Taïwan.
Norris Lo, qui travaillait dans la pub, a passé un diplôme de pâtissière en prévision de son départ pour Taïwan. - D.R.

Fin août, douze activistes hongkongais ont été interceptés par la police chinoise sur un hors-bord dans les eaux au large du Delta de la rivière des Perles. Ils comptaient dans leurs rangs Andy Li, un militant accusé de collusion avec des forces étrangères sous l’égide de la nouvelle loi sur la sécurité. La petite troupe cherchait à gagner Taïwan, à 630 km de là, pour y demander l’asile. Agés de 16 à 33 ans, ils sont désormais détenus à Shenzhen, sur le sol chinois.

Depuis le début du mouvement de contestation à Hong Kong en juin 2019, des milliers de résidents de la cité portuaire ont fui. Avec l’introduction de la nouvelle législation le 1er juillet, le mouvement s’est accéléré. « Chaque jour, nous recevons entre 30 et 40 demandes de la part de personnes qui souhaitent s’exiler, un nombre qui a plus que doublé », raconte Margaret Chau, la fondatrice de l’agence Goldmax, qui propose des services d’expatriation.

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