L’expo «Masculinities»: l’homme ne s’est pas fait en un jour

Costume trois pièces rayé (1970-1975) du britannique Hardy Amies, un des premiers créateurs à s’aventurer dans le prêt-à-porter masculin.
Costume trois pièces rayé (1970-1975) du britannique Hardy Amies, un des premiers créateurs à s’aventurer dans le prêt-à-porter masculin. - Detiffe.com

Il y a un terme précis pour évoquer ce drame dans la vie des hommes, cette faille dans leur histoire, cette rupture entre une vie de liberté et une garde-robe à se pendre.

Les gars, les amis, chers frères, si vous ne portez plus de soieries chatoyantes, de robes et de manteaux damassés, de vestes de brocarts, de capes à paillettes et fils d’argent, de dentelles raffinées et de souliers de velours à boucles serties de strass depuis la fin du XVIIIe siècle, c’est la faute à la Grande Renonciation masculine. Telle est l’expression par laquelle le psychanalyste anglais John Carl Flügel désigne, vers 1930, ce tournant majeur dans l’histoire du vêtement, ce moment où les hommes décident de tourner le dos à l’ornementation et à la beauté pour adopter l’uniforme de l’éthique bourgeoise du travail : le costume.

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