C’était l’inimitable Michael Lonsdale

«
Gebo et l’ombre
», de Manoel de Oliveira.
« Gebo et l’ombre », de Manoel de Oliveira. - D.R.

C’était un mystérieux, un étrange, un fascinant personnage. Il avait une voix douce, presque féminine, plantée sur une silhouette de géant, voire une carcasse d’ours. Michael Lonsdale, 89 ans, vient de s’éteindre ce lundi, dernier jour de l’été de cette année pandémique. Soixante ans de carrière. Plus de 200 films au cinéma, avec des rôles souvent secondaires, qui faisaient le bonheur des plus grands cinéastes du monde – Truffaut (Baisers volés), Losey (Monsieur Klein), Orson Welles (Le procès), Buñuel (Le fantôme de la liberté), Sautet (Nelly et Monsieur Arnaud), James Ivory (Les vestiges du jour), Spielberg (Munich), Annaud (Le nom de la rose), Manoel de Oliveira (Gebo et l’ombre)… Sans compter le théâtre, où il servit Beckett, Ionesco, Duras, Sarraute, parmi tant d’autres, excusez du peu.

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