Pour les Yussefi, réfugiés afghans à Lesbos, la vie tient dans un chariot

Pour les Yussefi, réfugiés afghans à Lesbos, la vie tient dans un chariot
Álvaro García

L’hospitalité afghane ne se perd pas, même lorsque les hôtes sont une famille sans abri. Sur l’île grecque de Lesbos, Masomeh Etemadi et Ismaël Yussefi prient leurs invités de s’asseoir avec eux sur une bâche qu’ils utilisent comme espace de réunion ; ils leur offrent également de l’eau et de la nourriture que leur ont distribuées les ONG actives dans la région. Ils s’efforcent de conserver leur dignité et leurs bonnes manières, bien qu’ils n’aient qu’une pièce dans une cabane construite avec quelques roseaux et du tissu attaché à deux oliviers, sur un talus couvert d’ordures.

Nous avons suivi Masomeh et Ismaël pendant quatre jours, la semaine d’après l’incendie qui a détruit le camp de réfugiés de Moria. Ils avaient planté leurs maigres affaires sur le bord de la route du camp incendié et, attendant de voir ce que l’avenir leur réserverait, qu’il s’agisse d’une nouvelle calamité ou d’un signe d’espoir, ils ont bavardé avec leurs visiteurs et compatriotes, toujours cordiaux mais visiblement fatigués.

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct