Politique culturelle: cartographier les humoristes pour ne pas passer du rire aux larmes

Les humoristes comme Guillermo Guiz remplissent les salles mais restent des fantômes de la politique culturelle.
Les humoristes comme Guillermo Guiz remplissent les salles mais restent des fantômes de la politique culturelle. - Mathieu Golinvaux.

Comédien, metteur en scène et pilier du festival Il est temps d’en rire, Thibault Nèves organisait, début septembre, une rencontre très sérieuse sur le métier d’humoriste avec la Société des auteurs et autrices de spectacle vivant (SACD). « On s’est aperçu que la clé pour le futur tiendra d’abord dans la professionnalisation du métier », nous explique Thibault Nèves. « L’humoriste est actuellement dans une zone grise et il est compliqué d’accompagner ou de subsidier un acteur culturel dont on ne sait pas exactement qui il est, ni ce qu’il fait, ni pourquoi il le fait ! L’humour remplit les salles mais le secteur est mal structuré et en manque de formation qualifiante. Les humoristes acceptent généralement de se produire pour des cachets deux à trois fois inférieurs à ceux des comédiens classiques… Pour professionnaliser les productions, nous aurions par ailleurs besoin d’un Fonds de garantie pour les arts vivants comme celui qui existe pour le cinéma. »

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