Celeval: la crise existentielle des experts coronavirus

Erika Vlieghe, ex-présidente du GEES (chargé de penser le déconfinement) et toujours présente dans le Celeval.
Erika Vlieghe, ex-présidente du GEES (chargé de penser le déconfinement) et toujours présente dans le Celeval. - BELGA

Des téléphones qui sonnent désespérément dans le vide. Des boîtes vocales saturées. Quelques : « désolé, pas de commentaire, j’ai déjà trop de travail à l’université. » Et puis, l’un ou l’autre assez énervé : « Laissez-nous tranquille, demandez plutôt des comptes aux politiques ! » Voilà l’ambiance, vue de l’extérieur, au Celeval.

Sans mauvais jeu de mot, on peut écrire que le groupe d’expert chargé de penser la vie sous le coronavirus est souffrant. Il y a la fatigue de ces personnalités du monde scientifique, économique ou universitaire qui travaillent à temps plein en plus de leur participation, à peine défrayée. Il y a surtout l’agacement d’avoir consacré soirées, week-ends et parfois des bouts de nuit ces deux dernières semaines à discuter puis rédiger un rapport le plus complet possible, ensuite balayé en grande partie par les politiques lors du dernier Conseil national de sécurité.

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