Wout van Aert: «Une deuxième place, c’est douloureux»

Wout van Aert: «Une deuxième place, c’est douloureux»

En assommant son guidon d’une droite aux doigts tellement serrés que les articulations en viennent à craquer et raisonner entre les tribunes vides de l’« Autodromo Enzo e Dino Ferrari », Wout van Aert a exprimé l’immense déception qui l’a assommé en coupant la ligne italienne. À chaud, dans la folie d’un effort sans respiration, le Belge est venu mourir à la deuxième place des Mondiaux, bouclant son coup de pédales d’un sprint nettement moins serré, corsé que l’« expresso » local. Impossible de retenir ce tourbillon de rage, d’une frustration qui brouille les sens, ponctuant une journée pourtant ciselée dans une sorte de perfection. De jour parfait. De planètes alignées. Jusqu’à l’attaque de Julian Alaphilippe… « Je savais que, pour gagner, je devais garder la roue de celui qui allait sortir dans la dernière ascension de la Cima Gallisterna », expose-t-il, le regard portant loin, naviguant dans les vagues d’une émotion qu’il n’arrive pas à canaliser. « Quand Julian est sorti, il m’était impossible d’embrayer.

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