Roland-Garros: les joueurs hurlent mais ne tolèrent aucun bruit

Rafael Nadal.
Rafael Nadal. - Reuters

Le problème du silence, c’est que n’importe quelle grossièreté peut s’y engouffrer. A presque huis clos, Roland-Garros écope. Couinements, gémissements, glapissements. On crie et on râle, on hurle dans tous les coins. La salle de presse qui, lundi, a branché une télévision toute la journée sur le court Suzanne-Lenglen, en y laissant le son, a répandu dans la pièce une atmosphère de porno bulgare, sans susciter – et c’est le plus étonnant – ni la moindre vergogne ni un début d’émoi. Comme l’acceptation d’une nouvelle norme acoustique.

La gestion du bruit est une vieille logomachie du tennis, mais il est cocasse d’observer ces joueurs qui, dans les douze hectares inoccupés de Roland-Garros, s’effarouchent d’une chaise qui grince ou s’interrompent parce que Nelson Monfort pérore à mots couverts, mais dans le même temps, ne prêtent aucune attention aux grognements belliqueux de leurs congénères.

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