Assises d’Arlon: l’«accident» était un meurtre, découvert grâce au patron du funérarium

Assises d’Arlon: l’«accident» était un meurtre, découvert grâce au patron du funérarium
BELGA.

Sur le banc des accusés, réchauffée par un polar, la vieille dame est restée figée ; seuls ses yeux sombres, au-dessus de son masque, balayaient régulièrement la salle, comme ceux d’un petit animal fragile qu’on viendrait de capturer.

Le meurtre dont on l’accuse aurait pu être un crime parfait. Non pas parce qu’il était commis avec la plus grande prudence, loin de là, mais bien parce que c’est fort hâtivement qu’on avait conclu à un accident. Il était environ 14h30, le jour des faits, lorsqu’un couple d’amis s’était rendu chez Suzanne Thibeau pour y partager un verre de Porto et quelques pralines. La nonagénaire, qui après trois héritages s’était retrouvée presque millionnaire en euros, vivait modestement, dans sa maison du centre de Libramont. Elle souffrait d’une polyarthrite qui amenuisait sa mobilité, et son amie Clara Maes l’aidait pour aller faire ses achats et s’occuper de ses papiers.

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct