Erdogan mène l’Europe par le bout du nez

Pour un spécialiste de la Turquie, l’Europe, qui pense qu’Ankara pourrait changer de stratégie politique après Erdogan, nourrit de trop grands espoirs.
Pour un spécialiste de la Turquie, l’Europe, qui pense qu’Ankara pourrait changer de stratégie politique après Erdogan, nourrit de trop grands espoirs. - Reuters

Les hommes ont traîné la jeune femme hors de sa voiture en la tirant par les cheveux, si violemment que des parties de son cuir chevelu ont été arrachées. Ils lui ont ensuite cassé les deux jambes avec une barre de fer et lui ont fracassé le visage jusqu’à la rendre méconnaissable. Enfin, ils ont logé vingt balles dans son corps sans vie.

Hevrin Khalaf est morte dans d’atroces souffrances tôt dans la matinée du 12 octobre 2019, trois jours après le début de l’invasion du nord-est de la Syrie par les troupes turques. Cette politicienne kurde de seulement 34 ans est tombée dans une embuscade de l’Armée nationale syrienne (ANS) alors qu’elle circulait sur une route de liaison. Ce jour-là, Hevrin Khalaf ne fut pas la seule victime de l’ANS, une armée principalement composée de milices rebelles de mouvance islamiste radicale déployées en tant que troupes au sol par la Turquie : huit autres civils ont été assassinés dans les mêmes circonstances.

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