Aucun repreneur pour Camaïeu Belgique

Un redressement judiciaire de l'enseigne de prêt-à-porter féminin avait été annoncé fin mai à cause de difficultés exacerbées par la crise du Covid-19 et les mesures de confinement, selon la direction. Des syndicats avaient cependant dénoncé "une stratégie" des dirigeants et "un plan social déguisé".

Les représentants des travailleurs espéraient jusqu'au dernier moment la proposition d'un repreneur. La CNE déplore la stratégie de la direction française, qui n'a pas intégré le redressement de la Belgique dans son projet initial et qui n'a déclaré la procédure de réorganisation judiciaire que fin août.

La CNE a également accusé Camaïeu International d'avoir organisé la faillite des filiales belge, luxembourgeoise et suisse "en siphonnant leurs comptes bancaires". D'après l'organisation syndicale, cette opération devait permettre à l'entreprise de contourner la loi Renault et donc de ne pas prendre en charge les indemnités. La direction réfute catégoriquement ces accusations.

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