Dans les prisons, l’équité à défaut de la liberté

Depuis le 1
er
 octobre, le droit de plainte est enfin une réalité.
Depuis le 1 er octobre, le droit de plainte est enfin une réalité. - Pierre-Yves Thienpont.

C’est en 2005 qu’était adoptée la loi de principe dite « loi Dupont », régissant la vie en prison. Jusque-là, chaque directeur pouvait décider, pour l’établissement qu’il gérait, quand le détenu pouvait téléphoner, combien d’heures de sport il pouvait pratiquer ou combien de visites il pouvait espérer.

C’est dans cet élan que le Conseil central de surveillance pénitentiaire (CCSP), doté de commissions de surveillance, a vu le jour, d’abord sous la houlette du ministère de la Justice, et depuis l’an dernier de manière totalement autonome, en lien direct avec le parlement fédéral : des personnes venant de l’extérieur (un juriste, un médecin et jusqu’à 16 membres de la société civile par commission) allaient pouvoir sillonner les couloirs de chaque prison, y rencontrer les détenus, interroger la direction. La même loi prévoyait une possibilité de dépôt de plainte pour les prisonniers, leur permettant de contester de manière formelle les mesures disciplinaires individuelles.

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