L’«acqua alta» est arrivée, mais le Mose a épargné Venise

L’«acqua alta» est arrivée, mais le Mose a épargné Venise
Reuters

Il est 11 heures du matin. Alors que les vagues se brisent contre le mur jaune qui ferme la lagune, le rêve d’une Venise libérée prend forme. La marée haute n’a plus aucune prise sur la ville : elle va et vient, mais n’est plus en mesure de la submerger. « C’est un miracle, un miracle qui a pris un peu de retard, mais un miracle quand même », déclare le gondolier Tommaso, stationné à la Riva degli Schiavoni, le sourire aux lèvres.

Les rafales de sirocco fouettent les étals des vendeurs ambulants et les drapeaux de la ville, ornés de leur lion emblématique. Les plis dessinés par le courant sous le ciel sombre de l’aube laissent place à un soleil pâle qui réchauffe la place Saint-Marc et la sèche – également d’un point de vue symbolique – de vingt ans d’inondations, de dégâts, de scandales, d’immobilité, de promesses non tenues, de larmes.

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