Tony De Vuyst: «Faire du numérique responsable, ce n’est pas être technophobe»

Tony De Vuyst: «Faire du numérique responsable, ce n’est pas être technophobe»

Entretien

Après avoir exploré les communautés positives sur le Web l’an dernier, la 19e édition de La Semaine numérique, co-organisée par Media Animation et Point Culture, se décline cette fois sur le thème de la sobriété numérique. Près de 150 activités (sur bien d’autres sujets que le « clic écologique »), de Mouscron à Arlon, du 12 au 23 octobre, des débats en ligne, des rencontres avec des experts, des ateliers… Objectifs : s’interroger sur ces usages qui, parfois, frisent la boulimie. Et apprendre à adopter ces quelques gestes simples, capables de faire fondre notre bilan carbone plutôt que les calottes glaciaires. Au programme : redonner une nouvelle vie à ses appareils électroniques grâce au nouveau Repair Café Mobile à Louvain-la-Neuve le 17 octobre, apprendre à nettoyer sa boîte mails, découvrir d’où viennent les matières premières de nos smartphones par le biais d’un « escape game »… Le tout gratuitement.

Pour Tony De Vuyst, directeur général de Point Culture (ex-Médiathèque), la thématique du « clic écologique » était incontournable. « Lorsque nous avons repris l’organisation de La Semaine Numérique avec Média Animation », l’événement s’appelait encore « La Fête de l’Internet ». Toute la question, à présent, c’est de savoir si Internet est encore une fête. La prise de conscience de son impact environnemental est devenue une question centrale. Mais elle gagne les esprits, auprès de toutes les générations. »

Comment faire passer le message que le numérique est une des sources les plus importantes en termes de production de CO2, alors que l’on nous a donné l’illusion qu’il était bâti sur quelque chose d’immatériel ?

Oui, c’est vrai. C’est une des raisons pour lesquelles nous mettrons par exemple en avant la question des matières premières, nécessaires à la fabrication des smartphones. D’où elles viennent, comment on les extrait. Il y aura des ateliers précis sur ces questions. En apprenant aux gens à faire le tri dans leur boîte mails, en les incitant à recycler les vieux smartphones qui traînent dans leur tiroir, nous voulons ouvrir la réflexion et amener le public à être acteur réel de ces changements.

Le numérique a été un outil de résilience central durant le confinement. Dans le Programme de développement de l’ONU, il apparaît aussi comme une arme contre la pauvreté et les inégalités…

Justement, c’est le moment de prendre conscience de l’impact de ces technologies.

Faire moins ou mieux de numérique, c’est forcément être technophobe ?

Non, vraiment pas. La technologie n’est d’ailleurs pas une fin en soi. Ce qui est important c’est l’usage que l’on en fait. La technologie tend d’ailleurs elle-même à diminuer son impact environnemental. C’est le sens de l’histoire.

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