Coronavirus: la plus forte surmortalité depuis la seconde guerre mondiale

Le mystère brabançon
: dans le Brabant wallon la surmortalité est apparue plus tardivement et en net décalage par rapport à la situation du Brabant flamand, deux provinces voisines où les populations jouissent pourtant d’un niveau de vie semblable et relativement élevé. © Dominique Duchesnes.
Le mystère brabançon : dans le Brabant wallon la surmortalité est apparue plus tardivement et en net décalage par rapport à la situation du Brabant flamand, deux provinces voisines où les populations jouissent pourtant d’un niveau de vie semblable et relativement élevé. © Dominique Duchesnes.

On s’en doutait un peu mais une nouvelle étude pilotée par le centre de recherche en démographie de l’UCLouvain vient le confirmer : « En Belgique, comme dans de nombreux autres pays dans le monde, les mois de mars, avril et mai 2020 se sont avérés être exceptionnellement dramatiques du point de vue de la mortalité. Ce constat est particulièrement vrai pour la période qui s’étend de mi-mars à fin avril, caractérisée par une surmortalité jusqu’à deux fois plus importante en comparaison avec les tendances moyennes de la période 2016-2019 », expliquent les huit chercheurs à l’origine de l’étude (1). « S’il n’est pas directement attribuable en tant que tel au Covid-19, le phénomène est pourtant largement lié à cette pandémie » (il a par exemple touché des personnes déjà fragilisées par d’autres affections). Les courbes de surmortalité correspondent d’ailleurs à peu de chose près aux décès officiellement liés à la maladie.

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